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Dette Exterieure Publique Et Croissance Economique Au Niger

NIAMEY, 2 janvier (Xinghua) L’économie du Niger a été marquée en 2018 par des performances économiques qui ont vu une croissance de près de 5,2% et une amélioration appréciable du climat des affaires, mais aussi un endettement préoccupant du pays représentant près de 45% du PIB, en dépit d’importants efforts du gouvernement dans sa politique de réduction des arriérés. Le président Mahamadou Issoufou a noté lundi dans son message du Nouvel An que ce taux de croissance économique était nettement au-dessus de la moyenne de 3% pour l’ensemble des pays de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et des 3,7% de l’économie mondiale. Une performance tirée par “une bonne production agricole, avec la mise en œuvre de l’initiative 3N (les Nigériens nourrissent les Nigériens), ainsi que par les investissements dans des projets structurants”, a-t-il précisé.

Parmi ces projets figurent notamment plusieurs infrastructures routières à Niamey et à l’intérieur du pays, la centrale solaire de Malbaza, inaugurées courant 2018, ainsi que les travaux de modernisation de Zinder (sud). A cela s’ajoutent la construction de l’hôpital de référence de Maradi (sud), de l’hôpital de l’Amitié nigéro-turque à Niamey et ceux de la télévision numérique terrestre (TNT), tous trois terminés, ainsi que ceux en cours du pont Djibo Bakary à Farié (60km à l’ouest de Niamey, sur le fleuve Niger), du troisième pont de Niamey (Pont Seyni Kountché), de la modernisation de l’aéroport Diori Hamani, de la voie express de l’aéroport de Niamey au centre-ville, de l’hôtel présidentiel ou encore du Centre de conférence international Mahatma Gandi.

L’année 2018 a par ailleurs vu le lancement des travaux de l’usine de traitement d’eau de Goudel, dans la capitale, et du programme Millenium Challenge qui comprend principalement des aménagements hydro-agricoles. Parallèlement, “le déficit budgétaire est progressivement réduit et pourrait être en dessous de 3% en 2020. Le taux d’inflation de 2,9% en 2018 reste en deçà de la norme de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) de 3%, et ce malgré les mesures de correction fiscale adoptées en 2018”. Par ailleurs, l’amélioration du climat des affaires, entreprise les années précédentes, s’est poursuivie en 2018. Selon le rapport Doing

Business 2019 de la Banque mondiale paru fin octobre, le Niger a gagné une place en la matière, se classant 143e sur 190 économies dans le monde. C’est en matière de création d’entreprises que le pays réalise son meilleur score, en se classant à la 27e place mondiale, tandis qu’il est passé à la 158e place, contre la 164e en 2017, pour l’obtention d’un permis de construire et le 162e rang mondial en matière de raccordement à l’électricité. Pour les critères “transfert de propriétés”, “obtentions de prêts” et “protection des investisseurs minoritaires”, il se classe respectivement 111e, 144e et 149e, selon le rapport. En outre, le Niger, déjà producteur et exportateur de pétrole depuis novembre 2012, disposant actuellement d’une industrie pétrolière complète qui produit un brut de haute qualité, va bientôt augmenter sa production qui passera de 20.000 barils/jour à environ 110.000 b/j d’ici 2021 et va bénéficier d’importants revenus grâce à l’adoption en juin dernier d’un avenant avantageux au contrat de partage de production de son bloc pétrolier d’Agadem (nord-est), exploité par le consortium China National Petroleum Corporation (CNPC).

Papier pour la conférence académique internationale tenue par M. ISSA Hamidou ce 20/02/2021

AuthorISSA Hamidou

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