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Contribution de l’enseignement à distance au développement socioéconomique de l’Afrique de l’OUEST des années 2017-2020

Introduction

Apparues dans la dernière moitié des années 1990 en Afrique, les formations ouvertes et à distance ne cessent de s’y développer (Depover et Orivel, 2012). En dépit des lacunes techniques, socioéconomiques et pédagogiques qui leur sont caractéristiques, États et universités de l’Afrique de l’Ouest s’intéressent à promouvoir ces modes de formation de troisième génération (Tonye, 2008). Certes, leurs débuts dans ce contexte ne concernaient que quelques institutions universitaires comme l’université virtuelle africaine (UVA), l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) ou le Centre national de télé-enseignement de Madagascar. Mais aujourd’hui, près d’une centaine de FOAD y sont offertes, incluant aussi bien des initiatives institutionnelles locales que des projets coopératifs. Parmi ces derniers, figurent ceux menés avec l’UVA, l’agence universitaire de la francophonie (AUF) ou des universités indiennes à travers le « Pan African e-Network Project » (PANP), ce qui ne fait qu’accroître l’effectif des acteurs de FOAD dans ce contexte.

Rien qu’à l’AUF, 25 % de FOAD offertes en 2015 à travers le monde le sont avec des universités africaines dans la partie Ouest, ce qui, pour Depover et Orivel (2012), fait de l’Afrique son terrain privilégié dans ce domaine. Tonye (2013) soutient aussi que bien que peu développées par rapport aux FOAD occidentales, elles se répandent considérablement en ASSF. D’ailleurs, comme l’écrit Tiemtoré (2008), elles constituent l’un des sujets les plus abordés dans les discours, projets et politiques éducatifs des États et universités de cette partie du globe. Outre ce dynamisme institutionnel, se révèle aussi un fort engouement des étudiants africains pour les FOAD. Du reste, Tonye (2013, p. 104) qualifie de « spectaculaire » leur attraction pour ces modes d’apprentissage. En 2014, par exemple, 77,25 % de dossiers d’admission à une FOAD à l’AUF émanent de l’Afrique subsaharienne, dont 43,4 % de l’Afrique de l’Ouest et 30,67 % de l’Afrique centrale. Les deux pays les plus représentés sont d’ailleurs francophones : le Cameroun (13,65 %) et le Burkina Faso (10 %). Ce sont là autant d’éléments contextuels qui font qu’aujourd’hui, les FOAD en ASSF constituent l’un des sujets d’actualité de recherche en éducation. Certes, tel que le montre Ben Henda (2011), près de 90 % des travaux actuellement menés sur les FOAD portent sur l’Occident. Mais celles qui se développent dans cette partie de l’Afrique constituent aussi de plus en plus des sources et pistes d’interrogation. Des ouvrages, articles et thèses y sont ainsi écrits, autant par des chercheurs locaux qu’étrangers.

Author: Nizeyimana Jean Baptiste and Camunda Ntamwenge Yvonne

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© 2021 The Author(s). Published in  RUFSO Journal Article,Volume 21

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